TSL#14 : My London by...      Nelson MONFORT

Sans lunettes et sans fard, c’est un Nelson confort et décontracté qui se présente à nous. Il a souhaité un rendez-vous matinal en raison d’un départ en train programmé de longue date. C’est donc après un petit-déjeuner rapide dans les salons du Saint-James que l’habituel interwieveur devient l’interviewé. Découverte de Londres, confidences et partage sur les valeurs du sport, l’auteur d’un récent ouvrage consacré à « ses héros », revient avec plaisir sur l’univers qu’il a choisi pour vivre avec passion, son métier de journaliste.

Par Darren Tulett // Photos : Bastien HUG-FOUCHE pour TSL

My London by Nelson MONFORT

Darren Tulett : Bonjour Nelson. Commençons par le commencement. Parle-nous un peu de ta famille, de tes parents dont les origines expliquent pas mal de choses à ton sujet. Les racines d’un homme.
Nelson MONFORT : Mon père était américain et ma mère  néerlandaise. Ils parlaient anglais entre eux à la maison, ce qui explique que cette langue soit devenue naturelle pour moi. Fils unique, ma langue maternelle et paternelle est l’anglais, avec ce petit accent américain qui ne t’aura pas échappé. J’ai grandi entre ces deux pays, tout comme mes parents, avec la double culture.

 

DT : Comment se sont-il rencontrés?
NM : Au sortir de la seconde guerre mondiale, enfin une dizaine d’années après plus exactement. Mon père, malgré son nom français d’origine protestante était américain donc et par son métier de banquier international, il travaillait à Paris où il a rencontré ma mère au début des années 50. Il s’agissait d’un second mariage pour tous les deux et d’une certaine manière, on peut dire que je suis un enfant de l’amour.

 

DT : Une vraie histoire d’amour à la parisienne...
NM : En effet. Et j’ajoute puisque nous en sommes un peu aux confidences, que mes parents avaient presque l’âge d’être mes grands-parents. Alors évidemment, s’en est suivi beaucoup d’affection, beaucoup de tendresse. Surtout en tant que fils unique.

 

DT : Tu as grandi à Paris?
NM : Oui à Boulogne plus précisément. Et à Jouy-en -Josas également. J’étais interne assez tôt, puisque mon père voyageait beaucoup et ma mère l’accompagnait. J’ai été dans plusieurs pensionnats et c’est sans doute de là que vient mon amour du sport. A l’internat, on a le temps. Aujourd’hui, même si je cours moins vite, je pratique toujours. L’amour du sport m’a en grande partie été inculqué par mon père. Très tôt, dès l’âge de 8 ou 9 ans. Il faut préciser que mon père était un vrai, vrai sportif à l’américaine. Il m’a transmis l’amour du sport et l’amour également du fair-play, du respect sportif. De faire le mieux possible, mais jamais au détriment d’autre chose. Le sport n’a jamais été une question de vie ou de mort. Jamais.

 

MON PERE M’A APPRIS LE GOLF,    IL ETAIT MON PLUS BEAU PARTENAIRE.

DT : Quels sports pratiquait ton père?
NM : Il était golfeur. Il excellait en golf même, puisqu’il était handicap 2 américain. Ce qui veut dire quelque -chose. Jeune, il était un très bon joueur de golf et il m’a appris ce sport, qui vraiment accompagne ma vie dans sa pratique et dans l’état d’esprit.

 

DT : Tu as pu jouer avec lui?
NM : Oui... Oui et j’en garde un souvenir merveilleux. Il était mon plus beau partenaire.

 

DT : Un très bon prof  aussi, alors que parfois ce n’est pas facile, les parents poussent un peu trop leur enfant.
NM : Oui sauf que là, il n’a jamais été question pour moi d’être un champion. Je suivais mes études. Le golf a toujours été un loisir, et à la fois un peu plus qu’un loisir, qui a fini par accompagner ma vie. Je trouve que c’est un sport qui a deux qualités. J’ai un peu réfléchi à ça. La première, correspond aux découvertes qu’offre le golf. Quand on joue, on se promène toujours au milieu de magnifiques paysages. La seconde, qui est peut-être même la première, c’est un sport qui enclenche une vraie camaraderie. Une vraie, vraie camaraderie. Le fait qu’il n’y ait pas d’arbitres me plaît. J’annonce mon score et tu me donnes le tien. Alors évidemment, il faut faire confiance. C’est ce qui me plait et sur ce point, le golf me fait penser à certains examens que l’on passe dans les grandes universités américaines. Il n’y a pas de surveillant. Tout est basé sur la confiance. Et comme il n’y a pas de surveillant, personne ne triche. Et bien le golf, c’est ça pour moi. Et je trouve que c’est une belle leçon de vie!

 

DT : Tu as pu jouer en Angleterre?
NM : Oh oui plusieurs fois, notamment à Londres. Je connais plusieurs parcours autour de Londres. J’ai joué au Wentworth, qui est une merveille de golf et où se déroulent de prestigieux championnats. J’ai également joué au Sunningdale Golf Club, mais aussi dans un certain nombre de golfs publics de la grande périphérie de Londres. L’un d’entre eux, et c’est amusant, est même le parcours de Wimbledon je crois, qui est transformé en parking durant le tournoi de tennis. C’est un golf public 340 jours par an et j’ai eu la chance d’y jouer.


DT : L’accès à ces parcours n’est sans doute pas très facile, puisque l’on connait leur politique de memberships.
NM : Effectivement, pour jouer à Wentworth j’avais été invité. Mais, pour jouer sur un golf public, tu n’as pas besoin de t’annoncer et le coût est relativement faible.

 

DT : Ton père a donc influencé ton parcours de vie grâce au golf. On sent qu’il a beaucoup compté pour toi. Il a également été un personnage important durant la guerre.
NM : Mon père a beaucoup compté pour moi. J’ai une petite anecdote et vais vous faire une confidence que très peu connaissent. Durant la campagne d’Italie, mon père était très proche de deux généraux américains, le général  Alexander et le général Patton. Et justement, ce que très peu de gens savent, c’est que Patton écrivait des poèmes. Derrière l’homme d’armée assez dur, le meneur d’hommes qu’était Patton se cachait un poète. Ce qu’on imagine mal. Et le premier à lire ses poèmes était mon père, qui a toujours été quelqu’un de très, très honnête. Il commentait donc les écrits de Patton au général et lui disait la vérité sur ce qu’il en avait pensé. C’est une anecdote que peu de gens savent. Mon père a été Gouverneur militaire de Trieste, début 45, sur les recommandations de Patton. Il a été profondément triste au moment de la disparition de Patton en 46, décédé dans un accident de Jeep. Après avoir traversé tout ce qu’il a vécu, mourir ainsi sembla si bête...

 

PATTON ECRIVAIT DES POEMES DONT MON PERE ETAIT LE PREMIER LECTEUR...

DT : Retour à tes études à Paris, après ton droit, tu rentres à Sciences Po.
NM : Oui et c’est là que j’ai rencontré ma femme d’ailleurs. C’est à ce moment que je vais prendre mon bâton de pèlerin. A l’époque, en sortant de Sciences  Po, le chômage n’existait pas et j’avais le choix comme tous mes camarades de promo. Mais je savais déjà que je voulais travailler dans le sport. J’ai commencé à taper à la porte de plusieurs media, sauf qu’aucune ne s’ouvrait, en tout cas à Paris. Après plusieurs contacts, et je ne parle même pas de la télé qui restait un rêve inaccessible à l’époque, j’ai compris qu’il fallait chercher ailleurs.

 

DT : Ils ne sont pas nombreux les élèves de Sciences Po qui veulent travailler dans le sport?
NM : Pas du tout, pas du tout nombreux. Aucun même. C’est aussi pour cette raison que j’ai décidé de partir en province et à l’étranger, pour tenter ma chance. A Lyon et à Lausanne plus précisément. Là, il y a deux personnes qui m’ont véritablement aidé. Le premier est André Chêne, le père de Patrick qui était rédacteur en chef du Progrès de Lyon et le second, Raymond Pittet, rédacteur en chef de La Tribune - Le Matin, le plus grand quotidien de Suisse romande.Pittet me disait, et ça va te plaire mon cher Darren, «Paris, avec la Seine au milieu est comme un coeur brisé. Viens chez nous».
Je suis devenu le correspondant parisien de ces deux titres et c’est à ce moment-là que les choses ont commencé pour moi. Hélas décédés aujourd’hui, je suis néanmoins heureux de rendre hommage à ces deux hommes qui m’ont véritablement lancé. Nous sommes alors au début des années 80.

 

DT : Ta carrière était lancée?
NM : Ma plume commençait à plaire et il est vrai qu’en présentant un ou deux articles, c’était plus facile de trouver un job, que sans rien du tout. C’est après, que j’ai travaillé pour Le Figaro notamment. Puis de fil en aiguilles, j’ai pu collaborer avec Europe 1, la découverte de la radio pour moi.

 

DT : C’est amusant, parce que comme toi, j’ai commencé par la presse écrite, puis la radio avant la télé. Je ne sais pas ce que tu en penses, mais la presse écrite m’a toujours apporté plus de satisfaction ou de fierté. J’adore travailler à la télévision, mais je ne conserve pratiquement rien, alors que j’ai encore quelques-uns de mes papiers qui ont été publiés.
NM : Surtout les premiers! (rires) C’est tout à fait juste. Je pense exactement la même chose. Exactement la même chose! C’est à ce moment qu’arrive les choses inattendues. Et sur les recommandations d’une ou deux personnes, au moment où des portes se sont à peine entrouvertes, j’ai approché FR3. Je ne connaissais personne, mais absolument personne. Et tout a fonctionné, permettant ainsi que j’intègre FR3 et Antenne 2, devenues depuis France Télévisions. Nous sommes fin des années 80, début 90.

DES SENTIMENTS HUMAINS LES PLUS BAS, LA JALOUSIE EST LE PLUS BAS.

DT : Aujourd’hui, tout le monde en France sait qui tu es grâce à ton parcours à la télé. Une notoriété qui parfois te pose des problèmes à France Télévisions? Existe-t-il des jalousies par rapport à cette notoriété? C’est un peu ce que l’on ressent de l’exterieur.
NM : (rire) Darren, c’est formidable, parce qu’il pose une question comme ça, l’air de rien... (rire).  Mais il pose une très bonne question! Et je pense que ma réponse est que la question sous-entend la réponse non? (il marque une courte pause) Mais je n’ai pas de problème avec ça. Ce n’est pas un cliché de dire ça, moi ce qui m’intéresse avant tout, c’est l’opinion du public. J’ai souvent coutume de dire, pour nous autres qui travaillons dans le media le plus exposé, que le vrai patron c’est le public. Et tant que j’aurai le, le... j’allais dire l’amour, mais ce serait sans doute exagéré...  en tout cas le repect, l’estime du public je n’aurai pas de problème avec ça. J’en ai beaucoup parlé avec des professionnels, comme Michel Drucker ou Patrick Sébastien, avec lesquels j’ai de vraies relations de cordialité et même d’amitié. Ils me disent qu’il faut passer au-dessus de ça, parce que c’est la vie! C’est la vie... Moi, il se trouve, et ça je le dis vraiment avec une sincérité totale, comme c’est le cas dans notre entretien de ce matin, j’ai sûrement comme nous tous, beaucoup de défauts, mais je n’ai pas celui-là. Vraiment, je n’ai pas celui-là. Pour moi, si un confrère réussit un beau reportage, une belle interview, même peut-être une interview que j’aurais pu faire, j’aurai plutôt tendance à me réjouir pour lui. Mais sincèrement. Sincèrement. J’ai du mal à comprendre ce qui peut engendrer ça. Maintenant, je ne suis pas naïf, ni même tombé de la dernière pluie et je sais, hélas, que ces comportements existent. J’ai eu l’occasion d’évoquer ce sujet avec le comédien Roland Giraud, avec qui j’étais membre d’un jury littéraire. Après avoir traversé la pire des épreuves et subi ce genre de comportements au moment même où il vivait un drame terrible, il me confiait que selon lui, parmi les plus bas sentiments humains, le plus bas restait la jalousie.

 

DT : Passons à d’autres sujets plus positifs finalement et parlons un peu de Londres. Tu connais bien cette ville et tu sembles particulièrement l’apprécier? Quel est ton rapport avec London?
NM : Londres c’est une ville que j’adore. une ville que je connaîs bien, très bien même. Je n’ai jamais compté, mais j’ai du m’y rendre plus d’une trentaine de fois déjà. Peut-être plus et ce, depuis le plus jeune âge. J’ai d’ailleurs publié un livre, voici un peu plus d’un an, qui est entièrement consacré à cette ville. Dans Le Roman de Londres je développe les lieux et les personnages qui ont fait Londres. Les personnages mythiques, les personnages romanseques, les personnages qui ont réellement vécu comme ceux qui n’ont jamais existé, tel Sherlock Holmes, mais dont nous sommes tellement sûrs qu’il a réellement été. En écrivant ce livre, je me suis rendu compte qu’au moins deux héros avaient une notoriété supérieure à leurs propres auteurs. Je pense donc à Arthur Conan Doyle pour Sherlock, mais également à Peter Fleming qui inventa le personnage de James Bond. Il y en a peut-être d’autres, mais tous deux sont dans mon livre.

 

DT : Qu’est ce qui t’a donné envie d’écrire ce livre?
NM : Justement l’amour que je porte à cette ville, à ces personnages historiques. L’amour que je porte à George Frideric Handel, mais là ce serait sans doute un peu long pour développer. J’ai une telle passion pour la musique classique! Ce musicien a vécu 30 ans de sa vie à Londres et sa maison se trouve à deux pas de l’ambassade américaine. En dehors de leur proximité géographique, tout oppose la petite maison de musicien, à l’ambassade qui fait plutôt songer à Fort Knox! J’ai passé presque toute une journée dans cette maison tellement je me sentais bien en ces lieux. A tout moment, il aurait pu apparaître d’une pièce, tant l’espace est encore habité par Heandel. Et ça, c’est ce que j’adore. J’adore ces petits endroits londoniens, les petits sentiers escarpés, le quartier italien du côté de Chelsea... L’arrière de l’abbaye de Westminster, la tombe de Handel justement. J’adore l’histoire autour de cette abbaye. J’adore St Martin-in-the-Fields. J’adore tous les portraits. Alors naturellement à la National  Gallery, j’adore les portraits des premiers ministres qui me fascinent. J’adore le XIXè siècle et toute l’époque victorienne. J’adore me balader dans les parcs, Hyde Park et Green Park, j’adore... mais on peut continuer longtemps comme ça (rire) puisque j’adore également le Royal Albert Hall, que je trouve être l’une des salles de spectacles les plus abouties et qui est un lieu absolument magique...

 

TOUT L'AMOUR QUE JE PORTE A LONDRES...

DT : Et où l’on joue au tennis aussi parfois!
NM : Exact, où l’on joue au tennis, mais je n’ai pas encore eu l’occasion d’y aller. Le fameux tounoi des légendes avec Mc-Enroe et ses amis? Non je n’ai jamais eu l’occasion d’y assister, mais ce serait avec grand plaisir. En revanche, j’ai eu l’occasion d’assister en mars dernier à... mais je me dois avant cela de préciser que ma fille aînée et moi avons un rituel et une passion commune pour les comédies musicales. Chaque année, c’est une très jolie tradition familiale, nous nous rendons ensemble à Londres pour partager une expérience «musicals»! L’an passé, nous avions ainsi pu assister à une représentation de Singin’in the rain. Fabuleux! Fabuleux! D’une justesse. Un régal. Et là, j’ai vu qu’un orchestre symphonique jouait Singin’in the rain au Royal Albert Hall, avec projection en arrière plan du film. Et nous y sommes allés. Et c’était un régal! A travers cet entretien, tu peux constater que tout me plaît à Londres finalement (rire). C’est une ville que j’adore, tout simplement.

 

DT : Où résides-tu quand tu te rends à Londres?
NM : Généralement je descends au Sofitel Saint-James, qui est un magnifique établissement et un bout de France à Londres, comme le Saint-James me semble être un coin d’Angleterre à Paris.


DT : Quelle différence fais-tu entre Paris et Londres lorsqu’il s’agit de sport?
NM : Si l’on prend un chiffre et un sport en particulier, parlons football et nombre de clubs dans chaque capitale. En lisant votre dernier numéro, je constatais qu’il y avait 6 clubs londoniens en Premier League et quasiment une quinzaine dans les différentes divisions professionnelles. Nul besoin d’aller plus loin dans la comparaison! Mais plus généralement, la pratique du sport me semble plus naturelle chez les anglais, qu’ici à Paris. A l’évidence, il suffit de parcourir les parcs pour s’en rendre compte. Historiquement, le sport fait davantage partie de la culture anglaise.

 

DT : Qu’as-tu pensé de London 2012, toi qui a déjà vécu plusieurs JO?
NM : Formidable! Là, je crois que le monde entier s’est aperçu de la ferveur des anglais. Nous avons tous découvert l’amour des anglais pour le sport. Cette capacité à pouvoir faire la queue jusqu’à 18 heures pour assister à des qualifications de tir-à-l’arc... sans aucune garantie d’avoir un billet! Ne serait-ce que pour accéder au Parc olympique, il n’y avait plus de places. Pas pour assister au moindre événement, mais juste pour avoir accès au Parc. Incroyable! L’autre signe fort, restera le taux de remplissage des stades lors des jeux paralympiques. Tous ceux qui n’avaient pas pu assister aux JO, ont sauté sur l’occasion.

 

DT : Quel moment particulier as-tu encore en tête?
NM : Le marathon. Sur le Mall, c’était fantastique! Mais ce qui  m’a plu, et je ne dis pas ça pour te flatter, c’est que les anglais ont aussi de la place dans leur coeur pour apprécier la performance des athlètes non britanniques. J’ai aussi un moment particulier en tête, celui où Farah remporte sa seconde course. Outre le fait que l’homme soit absolument délicieux, voir ces 80 000 personnes... C’était un moment de grâce! Le Londres que j’aime et l’Angleterre dont je suis fan.

 

DT : En tant qu’anglais, nous nous sentions tous concernés et avec une forme de trac...
NM : C’est un état d’esprit. Oserais-je finir par cette parenthèse, mais je retrouve cette touche au moment des fêtes de noël, dont vous seuls avez le secret. A cette période on peu facilement passer la journée entière chez Harrod’s! Peut-être même plus, et dès le mois de Novembre. On repense alors au Londres de Dickens, à son roman Christmas Carol. Tout a changé mais rien n’a changé! Et tout ceci est tellement sincère. C’est merveilleux. Londres est merveilleuse!

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