TSL#13 : My London by...        Hugo LLORIS

Nous retrouvons Hugo Lloris dans le très discret salon du restaurant COYA, situé sur Picadilly Lane, face à Green Park. Souriant et décontracté au lendemain d’un match aller bien négocié par ses coéquipiers actuels disputé face à ces anciens «teammates», Hugo ne met pas longtemps à s’installer dans la conversation ni à nous confirmer que cette nouvelle vie londonienne lui convient parfaitement. Jamais dans l’euphorie - la nature posée du gardien n°1 français prédomine toujours - Mister Lloris s’ouvre néanmoins à quelques confidences sur une arrivée tardive et une acclimatation finalement assez rapide. Le temps d’un déjeuner savouré en tête-à-tête avec TSL, découvrez Hugo the new londoner...

Par Jean-Charles Berton // Photos : TSL

TSL : Bonjour Hugo. Parlons de la fin mois août où tu reçois ce coup de fil : «C’est bon Hugo, tu pars c’est Londres, c’est Tottenham!». Tu étais prêt ou finalement ce fut aussi une surprise pour toi?
Hugo LLORIS : Non, j’étais déjà un peu préparé à l’idée de partir. Nous nous étions préparés à l’éventualité avec ma femme et notre petite fille. On en a discuté. On a regardé sur internet; le profil de Tottenham, une maison près du centre d’entraînement et du stade... Il n’y a pas que le côté sportif quand tu changes de championnat et de pays. C’est une décision personnelle sur le plan sportif, mais aussi un choix familial. Une nouvelle vie. Choisir l’école de ma fille par exemple. C’était important d’être tous en phase avant de venir vivre ici.

TSL : Vous aviez eu le temps de réfléchir?
HL : Depuis quelques temps déjà, j’avais cette envie de changer d’air. Après l’Euro nous avions eu des contacts et je savais que Tottenham me voulait. Mais à ce moment-là, il n’y avait encore pas d’accord entre les clubs. Ce n’est qu’au retour de New York avec Lyon (Trophée des Champions) alors que j’avais en tête l’idée que je repartais pour une saison au club que la confirmation est tombée. Nous avions effectué la préparation, le championnat allait débuter... La nouvelle est arrivée très tard. Il a finalement fallu se décider rapidement.

TSL : Il fallait saisir l’opportunité. Ce n’était pas non plus la première fois que l’on parlait de toi à l’étranger et notamment à Londres...
HL : Oui, soit on le faisait là, soit on ne le faisait pas! Je me répète, mais c’est une nouvelle vie qui commence. Et c’est assez bizarre puisque quinze jours séparent le jour de ma signature et mon premier entraînement. Il y a eu un rassemblement de l’Equipe de France entretemps.

TSL : Tu as même fait un aller/retour exprès pour signer chez les spurs?
HL : C’est toujours le problème des transferts tardifs. Si tout s’était fait en juillet, j’aurais pu prendre mes marques plus tôt avec l’équipe. Mais en football, on ne maîtrise pas tout. Il a fallu s’adapter (sourire).

TSL : Et te voici londonien! Comment s’est déroulée ton intégration?
HL : Pour être sincère, j’ai toujours eu un peu peur des grandes villes. C’était le cas pour quitter Nice pour aller à Lyon. A posteriori je m’aperçois que ce n’est finalement pas une si grande ville. Et nous avons adoré y vivre. J’ai appris à découvrir Lyon et c’est une ville géniale. Paris, je l’ai souvent traversée pour les rassemblements des Bleus. Et maintenant je découvre Londres. Et finalement je suis agéablement surpris. Nous vivons un peu en retrait, tout en profitant de cette ville.

TSL : Pour un personnage  public, Londres offre tous les avantages d’une capitale cosmopolite tout en préservant une relative tranquillité.
HL : C’est vrai! Déjà en quittant Nice pour Lyon, on m’avait dit «tu vas voir c’est une ville grise. Tu vas avoir du mal à te faire à la mentalité». Et c’est tout le contraire qui s’est produit. J’ai découvert cette ville et nous avons adorée. La gastronomie, le vin. Une expérience géniale. Et là, à propos de Londres, j’ai eu le même type de remarques autour de moi. «Mais comment tu vas faire? Pour bien manger etc.» Et Londres; c’est fabuleux! Souvent, en France nous restons un peu sur nos certitudes. Pour reprendre l’exemple du vin, chez nous dans le commerce on trouve essentiellement du vin français. Ici, même dans un supermarché tu trouves des vins du monde entier. Il y a une telle ouverture d’esprit Même dans la rue. Londres est tellement cosmopolite. Parfois je n’ai pas l’impression d’avoir quitté la France. Je me retrouve dans les valeurs que j’aime.

TSL : Souvent, nos invités nous disent aussi que Londres te donne de l’énergie. Cette capitale te porte, elle te rend positif.
HL : C’est vrai. Le mentalité est vraiment différente. Les gens ne se plaignent jamais. Ils avancent.

TSL : Comment as-tu vécu tes premières semaines ici?
HL : J’ai eu du temps puisque je suis resté un mois et demi tout seul. Même si j’étais logé à l’hôtel dans le nord de Londres, j’ai pu en profiter pour découvrir. La maison se libérait un mois après, j’étais donc seul en attendant la famille. En dehors des entraînements et des matches, je mettais à profit mon temps libre. J’ai pris la voiture, j’ai découvert la région, je me suis perdu dans la campagne environnante. C’était le meilleur moyen de découvrir et de prendre nos repères. Ma femme est venue un week-end avec la petite. Nous avons choisi une école anglaise pour elle. Et comme à Lyon à l’époque, peu à peu nous avons trouvé notre équilibre ici. On se sent vraiment bien. nous profitons  de plus en plus de Londres et sa qualité de vie.

TSL : Vous sortez un peu? Vous découvrez de nouveaux quartiers?
HL : Oui, nous avons déjà eu l’occasion de découvrir quelques restaurants. Mais pas encore de spectacles par exemple, ou vraiment la culture locale. Il ne suffit pas de dire ok je parle un peu anglais, je me débrouille pour être véritablement intégré...

TSL : Tu avais déjà fait l’effort de faire ta première conférence de presse en anglais d’ailleurs.
HL : Oui mais bon... (rire).

PARLER ANGLAIS, C'EST AUSSI MONTRER TON INVESTISSEMENT DANS LE CLUB.

TSL : Mais je suis certain que les anglais ont été sensibles à cet effort. Ils ont apprécié que dès ta première apparition tu t’exprimes en anglais.
HL : C’est vrai. D’ailleurs depuis, j’ai répondu à d’autres interviews en anglais, notamment pour Sky. Par manque de confiance je n’osais pas trop, mais les attachés de presse m’ont encouragé. Ils m’ont dit que je pouvais le faire. Je manque de vocabulaire encore, mais l’expérience est positive. Je me débrouille et je gagne en confiance. Et surtout, je ne veux pas me retrouver dans ce qu’on reprochait aux joueurs étrangers quand je jouais en France. Même si les performances sur le terrain restent le plus important et qu’elles te permettent de gagner le respect, au final c’est mieux de t’exprimer aussi dans la langue du pays où tu vis. Un bon moyen de montrer à quel point tu t’investis dans le club aussi.

TSL : Ta petite fille parle anglais?
HL : Elle a deux ans et demi. Mais elle comprend déjà très bien à l’école. Elle progresse vite. A la maison on parle français, on regarde des programmes français à la télé. Nous avons cette chance de découvrir une nouvelle façon de vivre, mais nous tenons aussi qu’elle conserve notre culture et qu’elle apprenne le français en parallèle.

TSL : Pour le papa que tu es, offrir cette double culture à votre fille c’est important non? Pour son avenir?
HL : C’est exceptionnel oui. Une chance pour elle et pour nous. Pouvoir vivre cette expérience et découvrir un autre monde côté football, c’est fantastique.

TSL : On dit de la Barclays Premier League qu’elle est le plus gros championnat du monde. Tu confirmes?
HL : On ne s’en rend pas  forcément compte à la télé. Il faut venir voir, il faut venir jouer, découvrir l’ambiance. J’ai toujours eu cette envie de découvrir autre chose que le football français. Je n’avais pas d’idée précise, mais une expérience à l’étranger était vraiment dans mes plans. On joue plus ou moins quinze ans, alors autant en profiter un maximum! Le but est de ressortir grandi de ta carrière et pas seulement en raison de tel ou tel palmarès. L’Italie m’intéressait également, mais c’est vrai que pour le foot je pense qu’il n’y a rien de mieux que l’Angleterre.

TSL : Tu découvres une autre approche de ce sport ici?
HL : La passion qu’il y a autour est incroyable. Le respect. La connaissance.

TSL : Globalement, le public est effectivement connaisseur. Ici on applaudit autant un geste défensif qu’un but. On ne siffle pas son équipe tant que le match n’est pas terminé. Perdre contre plus fort, mais en ayant tout donné est également accepté. Une vision du jeu qui te convient?
HL : C’est vrai. J’ai toujours été éduqué avec ces valeurs. Ma conception du sport est donc très proche de cette culture. Je m’y retrouve totalement. Le respect du supporter. Le respect de l’adversaire. Le respect du maillot et le fait de tout donner sur le terrain pour sortir du match avec le sentiment du devoir accompli. Avoir le moins de regret possible. Quel que soit l’adversaire en face, toujours jouer pour gagner. Tout ça tu le retrouves ici. Chacun s’investit à fond. Après, chacun est différent et tout le monde l’accepte. Tu vis comme tu veux en dehors du club, ce n’est pas important. Mais sur le terrain, on tire tous dans le même sens.

TSL : Tu évolues à un poste très exposé, surtout dans le championnat anglais où le gardien n’est pas autant protégé qu’ailleurs. Un facteur que tu as prise en compte avant de venir jouer en Premier League?
HL : Je crois qu’il y a une part de légende entretenue dans tout ça. C’est vrai que par le passé, les gardiens ont souvent été malmenés et pas toujours protégés. Mais c’était aussi une autre façon de jouer au football. Depuis quelques années, on peut constater que le championnat anglais a subi les influences d’autres ligues européennes notamment. Il y a une certaine harmonisation du jeu, tout en conservant quelques spécificités dont l’arbitrage peut faire partie. Le jeu au sol s’est généralisé, à l’exception de deux ou trois clubs anglais, qui jouent encore un peu plus directement avec des duels aériens répétés. Il faut simplement s’adapter et ne pas chercher à prendre des risques inutiles? Ici la moindre erreur se paye cash!

TSL : Pas même une petite appréhension en découvrant le championnat?
HL : Si un peu d’appréhension forcément. Mais je crois que j’aurais eu la même en découvrant n’importe quel autre championnat étranger en fait. Tu es nouveau, sans le moindre repère. J’ai eu la chance de débuter en Europa League. La compétition européenne je connais, donc il n’y a pas de problème. Mes débuts en Premier League correspondaient à ce que je cherche dans ce challenge. Une remise en question totale. Tout ce que j’ai pu construire ailleurs, ou le statut que j’ai un France, ne me donnent aucun privilège ici. Je dois tout reconstruire et c’est justement ce qui est motivant dans ce défi! C’est ce qui permet de gagner en fraîcheur mentale dans une carrière. Tu remets les compteurs à zéro.

TSL : Expliqué ainsi, six mois plus tard au restaurant et avec ton enthousiasme, ça semble facile. Mais si l’on veut bien rappeler le contexte, il t’aura fallu être costaud! Tu signes en toute fin de mercato, avec un gardien titulaire en place. Juste avant un match hyper important avec les Bleus en Espagne. Tu pouvais aussi perdre très gros dans cette affaire...
HL : J’ai toujours eu cette ambition, cette force à vouloir provoquer les choses et de ne pas subir ou attendre qu’elles arrivent. Dans ce genre de contexte, il faut avoir du recul. Sur soi, sur l’entourage. Chacun a sa propre personnalité. J’essaie d’être lucide. J’ai évité la polémique. Je suis arrivé sur la pointe des pieds en essayant de respecter tout le monde. L’équipe en place. le gardien en place. Et après, c’est le terrain qui parle. Inutile de crier fort si tu n’es pas capable de faire tes preuves. Il faut du caractère, en vouloir plus, travailler plus à l’entraînement. Tout ça dans un contexte nouveau. C’est pas évident. mais je ne sais pas comment dire ça... rien ne m’a surpris dans cette adaptation. J’ai agi comme je le sentais, en suivant mes convictions et ça m’a plutôt donné raison. Je reste quelqu’un de tranquille, réservé même.

TSL : On sent bien cette sérénité que tu dégages. Mais intérieurement on peut aussi aisément imaginer que les remises en question sont fortes. C’est d’autant plus respectable d’avoir patienté et gagné ainsi ta place de titulaire.
HL : Très tôt, j’ai eu conscience que chaque détail est important dans une carrière. Le jour où j’ai eu la chance de pouvoir trancher entre les études et le football je me suis dit que je mènerai toujours mon parcours de footballeur à fond. Sans place pour les regrets. Le haut niveau ne le permet pas. Je ne vais pas dire que je suis perfectionniste, mais j’essaie de m’en rapprocher.Forcément, il y a des passages plus délicats. Tout ne peut pas réussir. Mais si je me sens bien en Angleterre, c’est finalement parce que je retrouve tout ce que j’aime dans le football ici. Et  cette recherche de performance, de valeurs, de professionnalisme, je les retrouve dans le contenu d’un match. C’est marrant, mais c’est sans doute aussi pour cette raison que je me suis senti si rapidement à l’aise.

TSL : Tu sembles très bien dans tes baskets. Heureux même. As-tu trouvé un vrai équilibre ici?
HL : Dès ton arrivée au club, on te prend en charge, bien au-delà du rapport joueur / salarié du club. J’ai le plus grand respect pour ces personnes qui ont été là au moment où j’en avais besoin. Je ne les considère pas comme des salariés. Ces gens ont été adorables et ils font tout pour toi et ta famille. Du bonheur.

TSL : Bilan ultra positif! Il y a bien une ou deux petites choses moins agréables non?
HL : Le seul bémol c’est peut-être le temps (rire)! Et encore, pas pour le foot. Mais pour ma famille un peu plus. Quand tu joues, c’est moins grave d’autant que le matin en arrivant au centre d’entraînement, si tu n’as pas la banane avec de  pareilles conditions de travail, c’est que tu t’es trompé de métier! Non, c’est vrai que venant de Nice... le soleil peut un peu nous manquer parfois. Heureusement, nous avons vécu à Lyon entretemps et c’est une bonne transition (rire)!

TSL : Ah c’est une particularité ici. Même à la télé, la météo est donnée heure par heure!
HL : Ah oui (rire) ? Mais c’est vrai qu’on ne peut pas vraiment prévoir une activité extérieure à l’avance. Disons que dès qu’il y a un rayon de soleil, hop on sort pour en profiter! Et puis avec l’avion, nous sommes à deux heures de Nice. Donc ça va.

TSL : En préparant notre entrevue, nous faisions le constat que peu de gardiens français ont réussi ici. Le dernier gardien à avoir réussi, c’est Fabien Barthez. Un exemple pour toi?
HL : je ne pourrais pas te dire à qui je ressemble... Ou dire de qui je me suis inspiré...

TSL : (le coupant) non, pas de ressembler à un modèle, mais vraiment un gardien qui t’a donné envie, cette vocation?
HL : Il y a des gardiens qui m’ont inspiré évidemment et Fabien en fait partie, parce qu’il restera une légende à ce poste là... mais dans le jeu, sur ce poste spécifique le premier gardien qui m’a fait découvrir ce métier c’est Peter Schmeichel. Ensuite, il y a eu Barthez, Buffon, Casillas, qui ont démarré très jeunes. Ou Oliver Kahn aussi. Mais, généralement tous les grands gardiens ont quelque chose qui fascine.

TOUT CE QUE JE J'AIME DU FOOT, ICI JE LE TROUVE DANS LE CONTENU D'UN SEUL MATCH.

TSL : En venant ici, c’est faire un choix très ambitieux. Donc s’imposer dans le plus gros championnat est un véritable exploit! Une forme de reconnaissance aussi?
HL : Oui, mais là rien n’est gagné encore! Le but est d’être au top. Je suis peut-être ici pour deux ans ou pour dix. Je n’en sais rien. Mais pendant cette période, comme durant le reste de ma carrière, je veux jouer au foot pour ce qui me paraît le plus important : l’image  de ce que ton passage laisse au club. C’est tout ce qui compte, avant même les titres ou le palmarès. De mes quatre années à Lyon, c’est ce qui m’a touché. Les témoignages que j’ai pu recevoir.

TSL : Tu as donc doublement fait le bon choix en rejoignant l’Angleterre. De Serge Betsen à Robert Pirès ou tous ceux que nous avons rencontrés, il ressort ici une profonde culture du sport et une reconnaissance des ses légendes.
HL : C’est vrai que parfois en France, la reconnaissance des sportifs n’est pas ce qu’elle pourrait être. Ces carrières de haut niveau demandent pas mal de sacrifices. Les apprécier, les reconnaitre, c’est quelque chose que je retrouve ici chez les fans par exemple. Je suis quelqu’un de discret. J’aime pas trop faire parler de moi, surtout en dehors du foot. Mais c’est toujours agréable de croiser des gens qui aiment, ce que nous sportifs faisons.

TSL : Vous avez pu profiter de la ville, visiter Londres en famille?
HL : Avant l’arrivée de ma famille, j’ai pas mal bougé cet été. J’ai découvert les quartiers du Mayfair, la City, près de Tower Bridge. Plus près d’ici, Picadilly, le quartier des théâtres aussi... les rues commerçantes autour d’Oxford Circus. Le plus surprenant dans une ville aussi grande, c’est de tomber sur des petites rues, des quartiers hyper calmes. L’esprit village. Tu es tranquille, tu peux te ballader en famille, entre amis. C’est tellement grand et il y a tant à voir.

TSL : Pour conclure sur ton arrivée dans ce championnat, nous tenions à te dire qu’en France nous sentons aussi que les supporters sont fiers de ce que tu es en train d’accomplir. Un peu à l’image des «invincibles» d’Arsenal qui ont fait la fierté française en s’imposant ici avec Arsène Wenger. Depuis, il manquait quelques références du genre.
HL : C’est vrai que lorsqu’on évolue en France, il y a forcément des rivalités entre clubs. En évoluant à l’étranger, tu n’es plus lyonnais ou niçois mais tu deviens plus simplement joueur français pour les supporters. D’un point de vue personnel, je ne m’en rends pas totalement compte, puique je vis un peu dans ma bulle. Je ne sais pas ce que l’avenir me réserve ici, mais réussir est un objectif de carrière. Je sais bien que souvent ce type de choix est assimilé à l’argent. Les gens pensent que le choix de partir à l’étranger est motivé par des gains supérieurs. Et même si l’économie des clubs anglais comptent effectivement, c’est bien le challenge sportif qui m’a attiré ici. Et je ne pensais alors pas trouver de telles conditions de travail! Tout est fait pour que tu évolues au meilleur de ton niveau. Il y a une vraie tranquillité pour le footballeur. En France, nous avons un certain nombre d’obligations à rempir, avec les media notamment. Ici, on te laisse gérer. Tu n’es donc pas obligé de répondre à toutes les sollicitations. Il faut juste faire les bons choix.

TSL : Comment as-tu été accueilli par tes collègues?
HL : La facilité est de se regrouper entre francophones, mais je suis assez attentif à ça et je me dis que faire l’effort de parler anglais est imporant dès lors qu’il s’agit de la vie de groupe. Je ne veux pas être perçu comme le français dans son coin, qui ne s’ouvre pas. j’ai connu ça avec des joueurs qui n’apprenaient pas le français. On ne me demande pas de devenir anglais, mais je me sens plus à l’aise de faire au minimum cet effort.

TSL : La conclusion qui s’impose n’est-elle pas que Londres était finalement la destination idéale pour toi?
HL : C’est vrai (rire). J’ai toujours voulu être quelqu’un de normal qui pratique un métier un peu moins normal. Donc ici, je peux prendre le métro, vivre sereinement avec ma famille et nos amis, tout en vivant ma passion dans le plus beau championnat au monde. Il y a pire quand même...

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