TSL#11 : My London by...          Louise EKLAND

La météo de ce vendredi parisien est à elle seule un hommage à notre invitée, originaire de Liverpool. Une atmosphère qui donne tout son sens aux deux autres surprises qui l’attendent dans les allées du Saint-James-Paris. En un claquement de doigts, nous passons du coeur d’une capitale à l’autre. De Paris, au centre de Londres. Le cadre est dressé. Les MINI parfaitement lustrées et minutieusement stationnées. Il ne nous reste plus qu’à attraper un parapluie pour accompagner Louise Ekland dans cette séance photos. Avant, évidemment de nous réfugier dans le confort du palace parisien pour la suite de l’entretien.

Par Jean-Charles Berton // Photos : Bastien Hug-Fouché pour TSL

TSL : Quel chemin t’a conduite de Liverpool où tu es née, à Paris où tu vis à présent?
Louise Ekland : J’ai vécu à Liverpool jusqu’à l’âge de 16 ans, je suis fille unique et j’ai fait des études de danse toute ma vie. Ma mère est danseuse et mon père bien que mécanicien chante également dans un groupe. Disons que la danse et la comédie musicale c’est un peu génétique chez nous et à 16 ans j’ai décidé de partir à Londres, pour intégrer une école de comédie musicale qui s’appelle Laine Theatre Arts. J’ai suivi trois ans de formation intense, c’était assez dur, mais finalement tout s’est bien passé. J’ai fini mes études, puis intégré des comédies musicales comme Grease ou certaines adaptations de pièces de Shakespeare, ou Top of the pops... un peu dans tous les genres. C’est le métier d’artiste! Et j’ai décroché un rôle dans Emilie Jolie en France. Je devais rester 6 mois qui se sont finalement  transformés en 12 ans! Pour moi, la passerelle entre l’Angleterre et Paris a donc été le spectacle.

 

TSL : Le public français te connaît davantage sous le visage de l’animatrice télé. Quel a été le virage?
Louise : Après 3 années de tournée avec Emilie Jolie, on m’a proposé de présenter une émission télé produite en France mais diffusée en Angleterre sur TMF, du groupe MTV. J’ai dit non. Puis on m’a convaincue et j’ai dit oui! J’ai aimé écrire l’émission et la présenter. L’idée de devenir journaliste est née ainsi.

 

TSL : Un changement radical, qui laissait la comédie musicale de côté?
Louise : Au début j’ai fait cohabiter les deux activités. Mais rapidement un choix s’impose à toi, car l’exigence est telle... J’avais envie de me former, de bien apprendre le métier de journaliste. Et comme rapidement j’ai eu des propositions de travail dans ce domaine. Je ne voyais plus comment combiner les deux.

 

TSL : Pour l’artiste que tu es, ce choix a du être difficile?
Louise : Je suis avant tout une danseuse qui sait chanter, jouer la comédie. La différence de niveau entre l’Angleterre et la France fait qu’ici je peux avoir des rôles importants, alors que c’est moins évident à Londres par exemple. La concurrence est bien plus rude et mon avenir semblait promis à jouer des rôles secondaires de  doublure ou choriste par exemple. Ma formation à triple casquettes en France est une vraie valeur ajoutée, tandis que pour les anglais c’est presque normal. Nous sommes très nombreux à avoir été bien formés. Les débouchés étaient donc plus ouverts à Paris, avec des beaux rôles. La télé s’est présentée à un moment où je devais faire un choix.

 

JE SUIS PROF DE CLAQUETTES, DE DANSE CLASSIQUE & MODERNE.

TSL : Tu avais sans doute pris goût à ce nouveau métier?
Louise : Oui assez rapidement. Je ne m’attendais pas du tout à ce que ça aille aussi vite! Au début on me disait que je n’avais jamais fait ça et que ce serait difficile. Mais les deux métiers sont très différents. Paradoxalement je me sens plus à l’aise en étant moi-même qu’en jouant la comédie. Et pour le petit écran, c’est avant tout l’authenticité qui est appréciée. Ensuite, le travail, l’écriture et la rigueur du métier de journaliste me correspondent. Je suis curieuse, j’aime faire des recherches et maîtriser l’info. Gérer aussi.

 

TSL : Et la télé reste également une forme de spectacle...
Louise : Je le vois comme ça, mais les français n’ont pas la même conception des choses. Je suis régulièrement interpelée par des amis du monde de la danse qui me demandent pourquoi j’ai quitté le milieu de la danse, de la comédie. Je suis prof de claquettes, de classique et moderne, tu vois... Il y a des gens avec qui j’ai fait des spectacles qui trouvent ça dingue et ne comprennent pas. Mais j’y trouve mon compte et je suis heureuse! Et en effet, je le vois comme une forme de spectacle.

 

TSL : Alors que pour eux, tu ne fais QUE de la télé?
Louise : C’est de la télé, c’est du journalisme... en aucun cas du spectacle! Alors que c’est de la mise en scène, des manières de présenter, de vendre... Je trouve que ça me va bien. Je suis heureuse. Si on venait me voir pour un rôle spécifique why not, mais bon...

 

TSL : Tu as d’ailleurs su concilier tes deux univers, puisque ton métier de journaliste reste très lié à l’univers artistique, même si tu as changé de côté de la barrière.
Louise : Exactement!

 

TSL : Avec une vision d’artiste que tu mets au service des autres, quitte à jouer la candide?
Louise : Mais je suis candide. Sur certaines choses tout au moins. Quelque part je me sens bien aujourd’hui. Tu as toujours des interrogations. Ai-je fait le bon choix? Et si j’avais continué? Mais avec des si... je ne suis pas convaincue que tu avances mieux! En tout cas je n’ai aucun regret. Bien au contraire je suis pleinement épanouïe dans ce que je fais.

 

TSL : Heureuse! Tu l’as déjà répété plusieurs fois et ça se sent dans tes propos...
Louise : C’est vrai? Je l’ai dit plusieurs fois (rire)?

 

TSL : On peut écouter l’enregistrement si tu veux? Cette spontanéité est la confirmation que ton bonheur est bien réel.
Louise : C’est vrai que je suis heureuse. On me demande souvent pourquoi je souris tout le temps, que je semble toujours contente... Parce que je le suis vraiment! Nous les anglais sommes réputés pour ne pas être très démonstratifs. Pour cacher nos soucis. Une forme de pudeur qui t’empêche de débaler tes problèmes ou tes états d’âme en public.

 

TSL : Un respect et une pudeur typiquement anglais...
Louise : Parfois dans mon métier de journaliste cette forme de caractère ressort. Et je dois me faire un peu violence, car fondamentalement je n’aime pas déranger les gens. Etre journaliste, c’est creuser, chercher plus loin. Et je n’aime pas toujours.

TSL : Mais on le sent dans tes questions ou la façon d’aborder tes invités. Il n’y a jamais de critique pour la critique, ou d’angle négatif.
Louise : Non.Je sais que ça fait partie de ma nature. Parfois on m’a demandé d’être directe et sans ménagement de poser des questions dérangeantes. C’était mon job, je devais le faire. Mais vraiment c’est contre-nature.


TSL : Un état d’esprit qui colle parfaitement avec ta nouvelle aventure : l’arrivée dans C A VOUS sur France 5 !
Louise : Yeah! C’est chouette. J’ai eu la proposition avant les JO. J’étais à BFM depuis quatre ans. Une super école, où j’ai appris à poser des questions, à travailler des interviews. Il y a des super journalistes et vraiment j’ai tout appris là-bas. On me faisait confiance aussi, me laissant carte blanche, y-compris pour tester des nouvelles formules. BFM, c’est une école de dingue! Après, j’avais aussi fait le tour de la question... J’ai présenté la matinale en tant que chroniqueuse, une émission de 15 minutes, préparé des sujets, monté... Et la proposition de remplacer Jérémy Michalak trois jours par semaine est arrivée. J’avais Côte et Match pour le foot et quelques jobs dans le secteur. Je me suis dit que le moment était venu, surtout pour une émission comme celle-ci qui marche bien, avec une équipe super sympa et hyper agréable à travailler.

 

TSL : Une équipe dirigée par Alessandra Sublet.
Louise : J’ai énormément de respect pour Alessandra et pour son travail. Son côté "girl next door" est très agréable et elle est honnête. Et dans ce métier c’est extrêmement rare. Donc j’apprécie pleinement.

 

TSL : Quel est ton rôle dans cette équipe?
Louise : Je suis arrivée il y a tout juste deux semaines, donc on cherche encore notre rythme de croisière, mais disons que je suis chargée de couvrir les faits d’actualité. Ce qui m’amène à travailler sur la rentrée des classes ou la journée du patrimoine, puis de couvrir un événement culturel comme l’inauguration des studios de Luc Besson. On essaie de trouver un angle qui corresponde à mon profil et qui remplisse le contrat pour l’émission aussi. Mais disons que ma mission est de couvrir les gros événements qui font l’actu, en organisant mes tournages sur place. Je dois également pouvoir parler de phénomènes qui se sont passés à l’étranger. C’est un peu «l’info de la semaine que tu as manquée» en fait. C’est sympa. C’est un regard neuf, «l’oeil de Louise» que je dois apporter à une émission qui elle est déjà bien en place.

 

AUJOURD'HUI, JE SUIS TRES HEUREUSE DANS MA VIE.

TSL : Revenons à ton arrivée en France et le fait que tu sois restée vivre ici. Tu t’es accrochée à la France ou c’est elle qui t’a voulue?
Louise : Je pense que la France m’a choisie, parce qu’à la base je n’étais vraiment pas partie pour autre-chose que ce rôle dans Emilie Jolie. Encore moins l’idée que j’allais rester ici. J’ai toujours été très douée en français depuis l’école. Autant en maths ou en physique j’étais nulle, une brêle (sic) même, autant le français a toujours été une évidence pour moi... Si j’ai un don dans la vie, je crois que c’est le français. J’ai appris très vite et ça vient facilement. Tout le reste dans ma life, j’ai du travailler hyper dur pour réussir. La danse vraiment dur! Le chant vraiment dur! La comédie dur, dur, dur! La télé peut-être un peu plus naturellement, mais pour le français j’ai eu un feeling. Peut-être que j’ai été française dans une autre vie (rire)?

 

TSL : Oui, ou alors avec toutes les guerres qui ont opposé nos deux peuples, tu as peut-être un ancêtre français?
Louise : Je m’appelle Louise, ce n’est pas pour rien (rire)... I don’t know... Je me suis sentie bien avec cette langue, ce pays, sa culture...  Je me sens moitié française moitié... enfin, je reste britannique mais je me sens française aussi. Je suis arrivée à 22 ans en France, j’ai grandi ici, je suis devenue une femme ici. Mon esprit s’est ouvert ici et la vision d’un pays à un autre te fait voir les choses différemment. Il y a énormément de choses que j’aime en France.

 

TSL : Par exemple?
Louise : Le savoir-vivre, les échanges, les débats. On peut discuter de tout en France. Les dîners sont souvent passionnés. Au début je pensais que tout le monde s’engueulait à table, tout simplement parce que je ne comprenais pas. Avec la compréhension de la langue, la perception est totalement différente! En plus, j’adore la bouffe, le vin...

 

TSL : A t’écouter, tu as vraiment bien choisi ta nouvelle émission. La seule où tu puisses débattre tout en mangeant et buvant bien (avec modération évidemment)!
Louise : (Rire) oui c’est vrai! La France possède également de magnifiques paysages que j’ai pu découvrir grâce à mes tournées à l’époque des comédies musicales. C’est un pays très riche. Evidemment, il y a aussi des choses que j’aime moins.

 

TSL : Mais encore...?
Louise : Le manque de rigueur dans le travail. Le fait de faire des réunions pendant des heures et des heures sans prendre de vraies décisions. Je généralise un peu, mais les français ne sont pas trop pragmatiques.

 

TSL : Mais «Pragmatique» n’est pas un mot anglais?
Louise : Si, si je crois (rire) ! Il y a quelque chose à faire, faisons-le point! Et ce que je n’aime pas... c’est le service! Au restaurant, dans les commerces. Les gens avec qui je m’entends vraiment, mes potes sont souvent des gens qui ont voyagé. et ont une ouverture d’esprit. Je sais bien que voyager n’est pas possible pour tout le monde, mais c’est tellement bénéfique sur la vision qu’on a ensuite des choses. J’aimerai bien un jour tout recommencer dans un troisième pays d’ailleurs.

 

TSL : Quel pays pourrait correspondre à cette envie?
Louise : Je ne sais pas exactement, comme ça... je dirais l’Italie. Mais mon mari n’acceptera jamais (rire)!

TSL : Parlons de Londres. Te souviens-tu de ton premier souvenir là-bas?
Louise : J’avais 12 ans et nous avions passé un week-end à Londres avec mon école; pour aller voir Starlight Express. Le spectacle était incroyable, mais je me souviens du métro qui m’avait impressionnée, c’était hyper effrayant même. Je trouvais ça énorme et même plus tard. quand je suis revenue à 16 ans, j’avais du mal à me rendre dans le centre. Londres c’est très grand. Je vivais en banlieue sud, à Epsom dans le Surrey. Londres c’est une énergie de dingue, une ville fantastique, mais pour en profiter pleinement il faut également avoir les moyens. Et pendant mes études je n’avais pas beaucoup d’argent. J’ai réellement découvert Londres plus tard, quand je commençais à gagner ma vie à Paris. D’autant qu’à la fin de mes études, j’avais plutôt sillonné tout le reste de l’Angleterre pour des tournées comme Grease ou Seven brides for seven brothers.

 

TSL : Tu n’as jamais vécu au centre de Londres?
Louise : Si à Islington quand j’avais 19 ans, à l’époque des castings. Je n’étais pas non plus très riche, mais c’était plus facile quand même et je connaissais davantage Londres aussi. Cette ville est fabuleuse. Avec un état d’esprit qui l’incarne. C’est très speed, un peu «survival of the fittest»*  C’est ce que je pense de Londres...

 

TSL : On dit de Londres qu’elle est vraiment une capitale atypique. Bourrée d’énergie justement. Tu partages ce sentiment?
Louise : Oui. C’est une capitale différente, une ville où tout est possible. On a eu une femme Premier Ministre et la place de la femme est complètement différente depuis. En France on a beaucoup de progrès à faire dans ce domaine. Idem s’agissant de l’intégration. On est passé par la discrimination positive à Londres et ça a marché par exemple.

 

TSL : Parlons de Londres. Te souviens-tu de ton premier souvenir là-bas?
Louise : J’avais 12 ans et nous avions passé un week-end à Londres avec mon école; pour aller voir Starlight Express. Le spectacle était incroyable, mais je me souviens du métro qui m’avait impressionnée, c’était hyper effrayant même. Je trouvais ça énorme et même plus tard. quand je suis revenue à 16 ans, j’avais du mal à me rendre dans le centre. Londres c’est très grand. Je vivais en banlieue sud, à Epsom dans le Surrey. Londres c’est une énergie de dingue, une ville fantastique, mais pour en profiter pleinement il faut également avoir les moyens. Et pendant mes études je n’avais pas beaucoup d’argent. J’ai réellement découvert Londres plus tard, quand je commençais à gagner ma vie à Paris. D’autant qu’à la fin de mes études, j’avais plutôt sillonné tout le reste de l’Angleterre pour des tournées comme Grease ou Seven brides for seven brothers.

 

TSL : Tu n’as jamais vécu au centre de Londres?
Louise : Si à Islington quand j’avais 19 ans, à l’époque des castings. Je n’étais pas non plus très riche, mais c’était plus facile quand même et je connaissais davantage Londres aussi. Cette ville est fabuleuse. Avec un état d’esprit qui l’incarne. C’est très speed, un peu «survival of the fittest»*  C’est ce que je pense de Londres...

 

TSL : On dit de Londres qu’elle est vraiment une capitale atypique. Bourrée d’énergie justement. Tu partages ce sentiment?
Louise : Oui. C’est une capitale différente, une ville où tout est possible. On a eu une femme Premier Ministre et la place de la femme est complètement différente depuis. En France on a beaucoup de progrès à faire dans ce domaine. Idem s’agissant de l’intégration. On est passé par la discrimination positive à Londres et ça a marché par exemple.

 

LONDON 2012 ? MA PLUS BELLE AVENTURE PROFESSIONNELLE.

TSL : Venons-en à la grosse actualité de l’été et les JO de Londres. Comment as-tu vécu TES Jeux?
Louise : C’était hyper bien organisé. Les british ne sont pas toujours très polis mais là rien à redire. C’était parfait. Le centre ville était vide et pour ceux qui devaient circuler c’était hyper tranquille. Boris Johnson a réussi son coup en nous bourrant la tête que ce serait l’enfer (rire)! Mais au final, c’est ma plus belle expérience professionnelle. J’ai passé 18 jours en immersion totale. Le bus était un pari hyper complexe. A quelques jours de commencer, nous n’étions toujours pas assurés de pouvoir travailler en direct. Techniquement c’était lourd, très lourd. Une véritable prouesse, avec des gens assis sur des toits d’immeubles visant les satellites avec des paraboles pour nous relayer. C’est en arrivant sur place que j’ai mesuré l’ampleur du projet dont j’avais la charge. J’ai fait toute la prod avec le service sport de France TV. Tout ce qui était musique, cuisine, toutes nos rubriques culture. Caler les invités, trouver les numéros de téléphone, appeler tout le monde. Le service sport nous aidait pour les invités, consultants ou sportifs. mais avec Louisa, mon assistante, nous avons géré tout le reste. Expliquer le concept, faire le lien avec notre sondier et les gars pour la musique. Louisa tournait les images pour la cuisine et les envoyait à Paris pour le montage. Il fallait assurer le suivi par emails, etc. Un boulot monstre, mais une expérience absolument fantastique! On avait une heure tous les matins.

 

TSL : Tu avais carte blanche?
Louise : Totale oui! Et on a même pu s’adapter en temps réel. L’idée de la musique par exemple n’était pas prévue pour être reconduite tous les jours. Mais avec le succès rencontré on a décidé de le faire. Il a fallu s’organiser pour ça quand le redac chef a dit «mais c’est top, faut continuer!». J’ai eu des chanteurs tyroliens parce que la maison de l’Autriche était juste à côté de notre hôtel et je suis allée les voir pour demander si ça les intéressait de venir chanter à... 7 heures du matin!  Le bus devait changer de lieu tous les jours aussi. Mais ça a collé tout de suite avec la rédaction des sports et avec les équipes techniques. Globalement sur ces Jeux, tout a été parfait. Notre couverture des exploits sportifs a été exceptionnelle, pour les français. Et pour les britanniques aussi (rire)!


TSL : En te couchant à 22h00 pour te lever à 4 heures tous les matins, as-tu pu assister à quelques  épreuves?
Louise : Non aucune. J’ai passé mes journées dans la chambre d’hôtel avec ma télé allumée sur les JO en permanence, tout en passant mes appels et autres emails pour préparer l’émission suivante. Je ne suis pas sortie un seul soir à Londres. J’ai «bouffé» JO pendant 18 jours, sans pouvoir faire autre-chose. Et j’avoue que le retour a été très difficile. Après ça, retomber dans un quotidien plus tranquille c’est violent. J’ai fait des rencontres de dingue pendant ces Jeux : Oscar Pistorius, Laura Flessel, Yannick Agnel ou Camille Muffat, tous les judokas... Oscar Pistorius ça me marquera à vie. Il est humble, talentueux et a un courage fantastique! C’est vraiment quelque-chose qui va au-delà du sport. Rencontrer des anonymes qui se passionnent pour le tir ou d’autres qui ont pu avoir des billets pour des épreuves qui ne les auraient peut-être pas intéressés d’habitude. Mais là ils sont si contents d’assister aux JO...

 

TSL : Comment as-tu vécu les cérémonies d’ouverture et de clôture? Et qu’as-tu pensé du rôle inattendu  de Sa Majesté?
Louise : C’était dingue. on doit se poiler avec la reine. Elle est hyper drôle en fait. Nul besoin de répétition pour elle. L’humour, tous les symboles de notre pays... j’étais en larmes. Quelle fierté! Je suis fière d’être britannique. Vraiment! Hyper, hyper fière comme tous les britanniques je crois.

 

TSL : C’est exactement ce que nous avons ressenti lors de ces deux grosses semaines. Pour les passionnés, comme pour les personnes habituellement loin du sport.
Louise : Mon père n’est pas un acharné de sport et il m’a dit qu’il avait regardé les Jeux. C’était dingue pour lui. Mes parents ne reçoivent pas la télé française et c’est dommage, ils ne pouvaient pas se rendre compte de ce que je faisais. Mais tous les jours on s’appelait pour en parler. Chacun a son histoire avec les jeux.

 

TSL : Dans ta famille, quel sport occupe la première place?
Louise : Le foot. Le rugby ou le tennis c’est plutôt public school** et nous sommes une famille d’ouvriers donc le foot et Liverpool of course!

 

TSL : Quels sont tes quartiers préférés à Londres?
Louise : A Islington, j’aime bien Angel. Déjà pour le nom qui est très beau, mais pour l’atmosphère aussi ou les petits magasins autour. J’aime beaucoup Covent Garden, comme je viens de l’univers des comédies musicales très présentes ici. Neal’s street pour le shopping et quelques restaurants que j’aime bien aussi. Il y a notamment un resto de Jamie Oliver où je me rends de temps en temps. Sans oublier les marchés Camden ou Petticoat Lane, parce que j’aime bien chiner.

 

TSL : Et pour vivre à Londres?
Louise : Angel encore une fois. Parce que j’y ai vécu et je m’y sens bien. Ou alors Crouch End et son esprit village. J’ai vécu aussi là-bas et j’ai adoré. C’est un peu ce que je cherche à Paris d’ailleurs. Un esprit village, avec sa petite place, le boulanger où tu fais la queue, tu peux discuter avec tes voisins.

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